Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 21:23

Le Sécrétaire National Axel Jesson AYENOUE a recu le vendredi 25 Février 2012 au Siège du Parti pour une réunion de travail les camarades Béchir-Pascal PEMENGOYE, Régis OLAGUI et Giscard BOUKILA, respectivement Sécrétaire Fédéral PDG Chine, Sécrétaire  Administratif PDG Afrique du Sud et ancien Sécrétaire Fédéral PDG Ghana.

 

Cette rencontre technique avait trait au suivi et á l'évaluation du projet du Forum des Fédérations PDG de l'Etranger qu'avaient soumis les organes du Parti á l'Extérieur.

 

 Après que ce projet aient été donc transmis pour appréciation au Distingué Camarade Président et au Sécrétaire Général du Parti, le Sécrétaire National Axel Jesson AYENOUE a annoncé que l'idée du Forum a recu l'assentiment de la plus haute autorité du Parti et qu' il a finalement été décidé que l'idée de ce projet soit incorporé dans les les festivités et l'organisation du 44ème Anniversaire du Parti qui se tiendra du 9 au 12 Mars 2012, á Libreville.

 

A cet effet, attendu que le Président du Parti a décidé de la tenue d'un Conseil National le Samedi 10 Mars, au cours duquel les cadres du Parti animeraient des débats et des exposés, il a alors été concédé que la Diaspora aient une place de marque par l'autruchement de sa participation aux assises de ce Conseil National.

 

D'ailleurs, eu égard á l'esprit et á la lettre du Projet de Forum et dans l'élan du Parti de continuellement communier et communiquer avec les militants sur la Politique de l'Emergence,  il est par conséquent clair de noter que chaque Fédération de l'Etranger sera représentée á ce Conseil National dont les thèmes retenus sont les suivants:

 

I- La Politique Générale par Ernest NDASSIKOULA

II- Les Lecons des Législatives 2011 par Emmanuel NZE BEKALE

III- La Gouvernance: Plan Stratégique de l'Emergence 2013 par Rigobert IKAMBOUAYAT

IV- La Diaspora par Axel Jesson AYENOUE

 

En outre, en préparation á ce Conseil National une autre séance de travail dont est conviée la Diaspora se tiendra le lundi 27 Février 2012 á 10h00 am, au Siège du Parti. Cette rencontre sera principalement  animée par le Sécrétaire Général Adjoint Chargé des Relations avec la Société et de la Formation Professionnelle, le Sénateur Raphael Mamboual, ainsi que par le Sécrétaire National Axel Jesson AYENOUE.

 

Dans un tout autre domaine, il est aussi á rappeler que le Sécrétaire Général du Parti, Faustin BOUKOUBI, effectuera une tournée politique afin de remercier les électeurs pour avoir porté le PDG á la tête de l'Assemblée Nationale.

 

En définitive, le 44ème Anniversaire du Parti sera organisé comme suit:

 

1- Vendredi 9 Mars 2012: Lancement de la Journée Médicale par l'UFPDG

2- Samedi 10 Mars 2012: Tenue d'un Conseil National

3- Dimanche 11 Mars 2012: Prestations des Groupes Socio-Culturelles

4- Lundi 12 Mars 2012: Réception des Invités et Fin des Manifestations.

 

Après toute cette communication faite par le Sécrétaire National, les représentants du PDG á l'Etranger se sont réjouis de ce que leur projet ait recu l'écho favorable des plus hautes autorités, non sans aussi faire valoir leur joie de voir qu'une délégation de l'Etranger prendrait part aux assises dudit Conseil National. Ceci traduit en effet la volonté des plus hautes instances d'insérer et considérer la Jeunesse du Parti dans toutes les décisions d'ordre stratégique et opérationnel qui engagent la vie interne et externe du PDG et partant, du Gabon tout entier.

 

C'est ici le moment de congratuler la Fédération PDG d'Afrique-du-Sud qui a initié ce Projet d'un Forum des Fédérations PDG de l'Extérieur; les retombées  que nous observons sont aujourd'hui toutes en son honneur. Et nous ne pouvons omettre d'encourager et féliciter le Sécrétaire National Axel Jesson AYENOUE qui a su jouer d'un tact qui n'a pas son pareil non seulement  dans la promotion et la défense de ce projet mais aussi dans la solidification continuelle de la Diaspora du PDG.

 

Nous osons croire qu'avec de telles initiatives, le PDG sortira toujours plus que vainqueur  de toutes les échéanches auxquelles il fera face.

 

Que Vive le Parti pour que Vive la Démocratie.

 

Source: Fédération PDG Chine

Par pdgchine.over-blog.org - Publié dans : Déclarations du SG Boukoubi et du SN Ayenoue
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 17:40

 

 

Au terme de l’entretien au siège du Parti démocratique gabonais (PDG) avec le secrétaire national, Axel Jesson Ayénoue, les étudiants de l’Université Omar Bongo de Libreville ont opté pour le dialogue dans le dénouement de la crise née de la suppression de bourse de plusieurs d’entre eux.

 

Les étudiants de l’Université Omar Bongo qui observent un mouvement d’humeur depuis la semaine dernière, afin de protester contre les nouvelles conditionnalités de d’obtention de la bourse d’études, ont décidé hier de nouer le dialogue avec les autorités compétentes. L’annonce a été faite au cours de l’entretien qu’ils ont eu au siège du Parti démocratique gabonais avec le secrétaire national, Axel Jesson Ayénoue.


A l’issue de cet entretien, le porte-parole des étudiants, Serge Obolo, a déclaré que ‘‘cette rencontre avait pour objectif d’apaiser le climat délétère qui prévaut actuellement au sein de l’UOB.’’ Le porte-parole des étudiants a indiqué qu’ils (les étudiants) ont la ferme conviction que leur avenir peut se dessiner de manière plus sereine au regard de la franchise qui a prévalu lors des échanges avec le représentant du parti au pouvoir.


Serge Obolo a dit que les étudiants restaient sereins au regard de l’engagement pris par le secrétaire national du PDG, de relayer le message auprès des autorités compétentes. Les préoccupations des étudiants portent essentiellement sur ‘‘l’application à géométrie variable du système LMD et celui relatif au critère d’âge dans l’attribution des bourses.’’ Ils ont ris l’engagement de dresser un cahier de revendications afin de poser leurs problèmes aux autorités en charge de l’Enseignement supérieur et de la formation. De ce fait, le collectif a pris l’engagement de s’asseoir sur une table avec l’ensemble des étudiants pour engager une meilleure réflexion. Réflexion à l’issue de laquelle, la presse sera conviée pour être informée des principales résolutions.


Axel Jesson Ayénoue a réaffirmé la détermination des étudiants à poser le problème de manière responsable et constructive au parti au pouvoir, afin que ce dernier puisse saisir les autorités compétentes. Il a observé une prise de conscience des étudiants sur les conséquences négatives des actes de violence et sur la nécessité de préserver la bonne image du pays durant le déroulement de la prochaine coupe d’Afrique des Nations. Pour cela, il a indiqué que les étudiants expriment le vœu de voir le Gouvernement prendre en considération leurs préoccupations et travailler en collaboration de manière régulière.


Axel Jesson Ayénoue a dit que le PDG devra être à l’écoute de la jeunesse, chaque fois qu’elle poussera un cri d’alarme, dans la mesure où cette frange de la population est placée au cœur du Gabon émergent. Pour cela, il a lancé un appel au Gouvernement de la République, afin que celui-ci puisse prendre des mesures dans le sens de protéger les étudiants au sein campus universitaire et les populations aux alentours de l’UOB de ceux qui voudraient faire de la récupération.


Le secrétaire national du PDG a dit que les doléances des étudiants seront préalablement transmises au président du parti, Ali Bongo Ondimba, et réglées selon les instructions qu’il donnera.

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 05:28

 

 

 

La Gabon, qui figure dans le groupe C de la Coupe d'Afrique des nations avec le Maroc, la Tunisie et le Niger, aura comme principal objectif de gratter un ticket qualificatif sous les yeux de tout le pays. La mission s'annonce néanmoins compliquée pour les coéquipiers d'Eric Mouloungui qui n'ont pu sortir des poules lors de l'édition 2010.

Le parcours en qualification

Pays hôte de la Coupe d'Afrique des Nations 2012, le Gabon n'a, évidemment, pas eu à passer par l'aventure des qualifications. Pour avoir une idée de la forme gabonaise, il faut se pencher sur les récents matches amicaux des "Panthères". Depuis le 6 septembre dernier, les coéquipiers de Bruno Ecuele-Manga ont connu fortunes diverses. Ils se sont inclinés face au Brésil (0-2), puis au Ghana (2-1). Au rayon des victoires, ils sont venus à bout du Niger (1-0) et de la Guinée-Équatoriale (2-1), second pays hôte.

L'historique en phase finale de la CAN

Le Gabon participe à sa cinquième phase finale de Coupe d'Afrique des nations. Outre trois sorties dès le premier tour, le principal fait d'arme gabonais demeure un quart de finale en 1996, en Afrique du Sud.

L'effectif:

C'est un Gabon sauce Ligue 1. Aubameyang, Cousin, Mouloungui ou Ecuele-Manga sont les fers de lance de cette nouvelle génération emmenée par Gernot Rohr. Un groupe "déterminé" et "joueur selon l'ancien technicien bordelais. Mêlant expérience et jeunesse, le Gabon est capable du bon comme du moins bon mais selon Rohr: "le groupe est prêt pour la CAN"

La star: Eric Mouloungui

Meilleur buteur de la sélection retenue par Gernot Rohr, le Niçois sera l'atout numéro un des "Panthères". A 27 ans, Eric Mouloungui est parvenu à inscrire 7 buts en 19 rencontres, mais le record de Guy Roger Nzamba (35) est encore loin. Systématiquement titulaire lors des matches de préparation, les yeux seront rivés sur l'ancien gueugnonnais.

L'ambition: Les quarts de finale

Comme tout pays hôte d'une grande compétition internationale, le Gabon tout entier espère une belle prestation des leurs lors de cette CAN 2012. Mais on ne peut pas dire que les "Panthères" ont joué de chance lors du tirage au sort des poules. Aux côtés du Maroc, de la Tunisie et du Niger, l'histoire semble d'ores et déjà compliquée.

La cote Football.fr pour une victoire finale (2 sur 5)


Le groupe des 23:
D. Ovono, S. Moto, Y. Bidonga M. Brou-Apanga, R. Moundounga, B. Ecuele-Manga, H. Ndong, R. Ebanega, E. Mouélé, C. Moussounou, G. Ambourouet, L.Palun, C. Moubamba, A. Poko, B. Zita, L. Madinda, C. Boussougou, P-E. Aubameyang, E. Mouloungui, S. Nguéma, D. Cousin, R. Meye, F. Do Marcolino

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 05:14

                                                                                 

 

 

 

Cafonline.com : Qu’attendez-vous d cette CAN que le Gabon organise pour la première fois ?


Didier Ovono : « D’abord dépasser nos aînés qui, en 1996 en Afrique du Sud, avaient atteint les quarts de finale. C’est un challenge que nous nous sommes fixés. La CAN peut-être une source de motivation pour la jeunesse gabonaise et si, par bonheur, on réussissait à lui offrir la Coupe ce serait un formidable coup de fouet pour l’ensemble de mission. Nous sommes à la fois les ambassadeurs de notre pays et des chargés de mission, faire flotter sur le plus haut mât le drapeau du pays ».


Cafonline.com : Gagner, c’est le rêve des seize équipes en lice et ce sera bigrement difficile ?


Didier Ovono : « En football, rien n’est impossible. On peut aller à la CAN en se disant qu’on va pour y participer. En ce qui nous concerne, nous y allons en nous disant que nous avons de belles cartes à abattre. Il y a de petits pays qui ont remporté l’Euro comme la Grèce. Ils sont partis sans ambition particulière puis ils ont atteint la finale et soulevé le trophée. Cette année, il y a de grands pays sur la liste de départ. Beaucoup quitteront la compétition nécessairement déçus car il n‘y aura qu’un vainqueur finalement soulever le trophée. Nous ne faisons pas partie des favoris, ce qui est normal. Nous sommes considérés comme des outsiders mais l’équipe olympique nous a ouvert la voie. Eux non plus n’étaient pas parmi les vainqueurs possibles. Beaucoup les voyaient ne pas passer le premier tour. Ils l’ont fait. A nous de prendre la relève ! »


Cafonline.com : Concrètement, quelles sont vos chances ?


Didier Ovono : « Le group il y a deux ans, en Angola, avait quitté la compétition sur une grosse déception. On aurait pu jouer les quarts de finale après avoir terminé la phase de groupes à égalité de points avec la Zambie et le Cameroun. Nous sommes également passés à côté de la Coupe du monde. A un moment nous avions six points d’avance sur le Cameroun et ils sont passés devant nous. Aujourd’hui j’ai l’intime conviction que nous sommes en mesure de rivaliser avec les meilleurs. Nous avons une revanche à prendre sur notre double désillusion de 2010. Nous sommes chez nous, ce qui je l’espère constituera un avantage. Honnêtement je nous sens près du but ».


Cafonline.com : Il faudra déjà sortir d’un premier tour qui s’annonce coton pour les Panthères ?


Didier Ovono : « C’est vrai, nous n’avons pas eu la main heureuse au tirage au sort. Mais, que personne ne se trompe, le Niger ne sera pas facile à battre. Ils ont éliminé le tenant du titre, l’Egypte. Pour leur première participation, ils ne chercheront pas à passer à côté. Par contre, nous avons la chance d’avoir le Maroc et la Tunisie parce qu’ils commencent tous les deux. Donc, donc une défaite de l’un ou de l’autre donnera lieu à un match très ouvert à leur sortie suivante d’autant plus qu’ils seront obligés d’attaquer quel que soit l’adversaire. Et, nous pays organisateur, ne devons pas nous permettre de jouer le contre. Toutefois, je crois que ce sera une CAN ouverte même si dans une poule, tout est possible. Cela sera chaud pour tout le monde ».


Cafonline.com : La fièvre monte, la phase finale est proche. Quel regard portez-vous sur l’organisation de la CAN Orange chez-vous ?


Didier Ovono : « C’est une très bonne chose que des petits pays comme le Gabon et la Guinée Equatoriale puissent l’accueillir. On était loin d’imaginer, il y a une décennie, que la CAN puisse se jouer en Guinée Équatoriale ! Aujourd’hui, le Gabon et la Guinée Équatoriale disposent d’infrastructures adéquates pour accueillir un tel évènement. C’est une chance unique. Imaginez que cela fait quarante ans qu’un pays d’Afrique Centrale n’a pas abrité la compétition, depuis le Cameroun en 1972. C’est aussi une grosse responsabilité pour nos deux pays ».

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 20:29
Analyse Politique par Michel Philippe NZE
 
Boycott, abstention, biométrie, taux de participation et autres vocables du même genre ont été, ces derniers mois et plus encore ces jours-ci, au centre de toutes les discussions. Car si pour les uns ces mots traduisent le succès de leur travail de sape auprès des populations afin de contrer le pouvoir ; pour les autres, les tenants de la majorité, il y a abus de langage, tentative de récupération d’un phénomène récurrent de désaffection des populations vis-à-vis de la politique et des politiciens. Mais au delà de ces joutes verbales, le vrai problème qui transparaît reste le faible intérêt grandissant des Gabonais pour les élections. Sur la question, chacun a sa petite explication, qui ne recoupe pas toute la vérité. Les opposants, plus souvent que le pouvoir, en ont fait une arme de destruction massive en l’instrumentalisant à l’occasion pour décrédibiliser les scrutins organisés par le gouvernement.

Mais qu’en est-il au fond ? Quels pourraient être les remèdes éventuels ?
 
Inutile de dire que les réponses à ces questions ne relèvent pas uniquement de la seule sphère politique. Elles ressortent de la sociologie, de l’Histoire et des rapports financiers et économiques existant entre les composantes de notre société. Nous n’avons pas l’ambition ici de passer en revue tout le panel de solutions préconisées par chacune de ces disciplines ; simplement entrevoir ce qui, du ressort de la politique pourrait être entrepris en vue d’inverser un peu cette tendance baissière de la participation citoyenne aux élections.

Sans trop s’encombrer avec les chiffres des statistiques recueillies depuis le retour du Gabon au multipartisme intégral en 1990, on peut affirmer que le taux de participation aux élections n’a jamais excédé 65% du corps électoral. Sauf exceptions (les législatives post-Conférence Nationale de 1990, les présidentielles de 1993 et 1998, et dans une moindre mesure, les présidentielles de 2009), les Gabonais ne se bousculent pas devant les bureaux de vote et semblent désabusés par le jeu électoral. En 2009 pourtant un pic a été atteint sans dépasser le score de 1993 avec un peu plus de 44%, ce qui confirme l’idée que le changement au sommet de l’Etat est l’élément stimulant chez l’électeur gabonais.

De ce qui précède, on déduit que les Gabonais ont généralement moins d’intérêt pour les scrutins intermédiaires. A ce niveau, ceux qui semblent tirer leur épingle du jeu sont les partis politiques bien structurés, du fait de leur capacité à mobiliser leurs troupes autour de l’enjeu politique qu’est le contrôle ou à défaut de victoire, le partage de la gestion des affaires publiques par le biais de l’Assemblée Nationale ou du Sénat.
 
L’enthousiasme tombe littéralement lorsque l’on passe aux scrutins locaux ; c’est à peine si certains acteurs majeurs s’y intéressent. Généralement, ce sont les seconds couteaux ou mieux les jeunes loups issus de ces grandes formations politiques qui s’y collent avec la ferme ambition de siéger sinon au Sénat, du moins dans un Conseil municipal. Le fait est que le législateur, en permettant des jeux d’alliances parfois contre-nature, dans la désignation des maires titulaires, a freiné les possibilités d’une alternance réelle même à ce niveau liminaire des municipalités. Le fait que très de municipalités d’importance soit détenues par l’opposition est parlant à cet égard. Tout ceci nous mène à la nécessité d’une reconstruction de la vie démocratique nationale. Il en va de la crédibilité de nos institutions et des hommes qui sont en charge de les animer.

Si l’on considère que ce qui a tenu lieu de jeu démocratique dans notre pays depuis 1990, s’apparente à quelques exceptions près, à des « accommodements » destinés à accompagner notre apprentissage de la démocratie multipartite intégrale, il semble au moins nécessaire de passer à la phase suivante et procéder à un toilettage en profondeur des fondamentaux de notre système politique. Les acteurs de cette sphère dans leur ensemble, devraient chacun à son niveau réfléchir, aux moyens d’établir de nouveaux fondements plus solides et plus sains à l’édifice en construction. Sans faux-fuyants ni arrière-pensées.
Chacun de son côté devrait faire l’auto-critique de ses propres prétentions politiques et tenter de rendre possible la reprise d’un dialogue serein et contradictoire digne d’une nation qui aspire certes à la démocratie mais aussi à la paix et au progrès. L’opposition dite radicale, en masquant ses vraies ambitions de pouvoir derrière un acharnement injustifié sur la biométrie, a faussé la lecture de ce péril que représente l'abstention.

De fait, l’attitude qui a consisté pour celle-ci à applaudir au fort taux d’abstention lors de la dernière législative est proprement irresponsable et humiliante pour les gabonais ; elle s’apparente à de la forfaiture. Parce qu’il n y a rien d’élogieux à se féliciter de la dégradation de l’enjeu démocratique dans l’esprit des Gabonais. Tout vrai démocrate de quelque bord politique qu’il soit devrait au contraire s’en émouvoir et en s’interroger sur les moyens de remédier à la situation ainsi que l’a fait le Chef de l’Etat le 31 décembre dernier et avant lui, le Secrétaire Général du PDG, lors d’une récente conférence de presse.
Parce que tout en restant prudent, on peut affirmer que ce désintérêt des Gabonais pour les élections découle aussi des inconstances observées chez certains acteurs politiques de premier plan qui avaient fait de la transhumance un fonds de commerce.
 
Généralement, ces revirements s’opéraient sans consultation de leurs militants, au gré d’alliances fondées sur des intérêts personnels. Une habitude qui pourrait ébranler n’importe quel militant dans ses certitudes, même les plus compréhensifs. C’est ainsi que l’on pouvait voir certains membres de l’opposition passer allègrement du discours radical anti-pouvoir, au ralliement total au pouvoir pour siéger sans sourciller dans un gouvernement dont il dénonçait quelques semaines auparavant, les méthodes de travail et l’inefficacité supposée. Sous d’autres cieux, ces revirements s’établissent sur la base d’accords de gouvernement conclus en toute transparence par les partis concernés et fondés sur des compromis politiques.

Ce modèle politique que nous qualifierons de « consensus mou », a été inauguré en 1994 avec la conclusion des Accords de Paris, du nom du compromis politique issu des négociations qui ont réuni dans la capitale française, des représentants de la majorité présidentielle de l’époque et des leaders de l’opposition. Ces négociations faisaient suite à la crise née de l’élection présidentielle de 1993 et apparaissaient comme la seule susceptible de préserver la paix civile. C’est en tous cas la perception que le président feu Omar Bongo Ondimba avait de la situation à ce moment là : préserver la paix civile dans le pays à tout prix, à un moment où celle-ci semblait gravement menacée.
 
Et le prix payé par les Gabonais après des années de ce « consensus mou » a été le plus fort, au regard de la situation socio-économique du pays. Près de deux décennies au cours desquelles la plupart des principaux membres de l’opposition actuelle, à l’exception de ceux de l’Union du Peuple gabonais (U.P.G) du défunt Pierre Mamboundou Mamboundou, ont été intimement associés à la gestion de l’Etat, et certains au plus haut niveau de responsabilité. S’il est indiscutable que jusqu’à sa disparition en 2009, le président Hadj Omar Bongo Ondimba a préservé l’esprit et la lettre des dits Accords de Paris, il est vain de penser et encore moins d’espérer que son successeur les reconduise en l’état alors qu’il était placé aux premières loges pour en apprécier la nocivité pour le pays, par son impact négatif autant sur les ressorts de la démocratie ainsi que sur l’efficacité de l’action gouvernementale. Autre temps, autres mœurs devrions-nous en convenir.
 
En tous les cas, ce changement du paradigme de la gouvernance n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. En effet, bon an mal an, l’opposition et la majorité s’étaient accommodées des imperfections, et des consultations électorales et de la conduite générale des affaires de l’Etat, même si pour donner le change à leurs partisans, certains de ces opposants jouaient parfois du menton. Du grand cirque ; exactement comme si, au-delà des divergences apparentes, chacun trouvait son compte dans ce grand arrangement.
Il est symptomatique à cet égard, de voir l’ardeur qu’ont mis certains dirigeants de l’opposition actuelle, au lendemain de la dernière élection présidentielle, à clamer leur préférence pour la méthode « Omar Bongo Ondimba » . Celui-ci disaient-ils, étaient prompt à réunir la classe politique nationale autour de lui pour discuter des « voies et moyens » de restaurer la « grande entente ». Et aujourd'hui, devrions-nous nous demander, s’agirait-il de reconduire cette « sainte alliance » ou d’inaugurer une page nouvelle de notre vie démocratique ?

S’il est souhaitable que lorsque les évènements le commandent, le Chef de l’Etat réunisse l’ensemble des acteurs politiques de la vie nationale pour explorer avec eux les solutions requises, il est tout autant souhaitable que ces consultations associent aussi la composante la plus large de la collectivité nationale que sont les partenaires sociaux, les milieux confessionnels, les organisations de la société civile, en somme toutes les forces vives de la Nation, même si par ailleurs, il est possible d’aborder ultérieurement plus en profondeur avec certains en particulier plus qu’avec d’autres. Ce nouveau mode de travail a été proposé et réalisé par le président de la République, par deux fois l’année dernière ; sans satisfaire pour autant les attentes de l’opposition radicale qui exige pour sa part un conclave exclusif avec le Chef de l’Etat. Mais pour discuter de quoi ? devrait-on se demander…

Parce que si l’on s’en tient à la lettre de leurs revendications initiales, il s’agirait d’assainir le climat politique délétère né de l’élection présidentielle anticipée de 2009 et jeter les bases d’un nouveau départ. Intention noble, s’il en est ; sauf que derrière cette façade se cachent de sombres calculs qui ont rapidement compromis la sincérité de cette belle initiative. Parce qu'ils refusaient de tourner la page de la présidentielle anticipée de 2009, et parce que le pouvoir était en droit d’exiger de leur part la reconnaissance préalable du verdict des urnes, il devenait clair que les revendications qu’ils soulevaient n’étaient que des subterfuges destinés à plomber la dynamique impulsée par le Chef de l’Etat à travers le concept de l’Emergence.

Il en est ainsi de la polémique autour de la biométrie et d’un paquet d’autres réformes que les intéressés voudraient voir appliquer sans délai, alors que l’urgence commandait au contraire de remettre le pays rapidement au travail. A ce propos, devrait-on engager le pays dans d’interminables discussions politiciennes pendant que le peuple attendait du président de la république qu’il lui apporte très vite des remèdes à ses souffrances ? Souvenons-nous que le pays sortait d’une longue période de deuil et de transition qui avait remis au second plan les problèmes existentiels des Gabonais. En dépit de ces urgences, l’opposition estime qu’il faudrait inverser les priorités et repousser à plus tard, la recherche des réponses à donner aux Gabonais dans les domaines tels que la santé, l’éducation, les transports, la route, le logement, la couverture sociale, l’énergie et autres encore, des questions lancinantes souvent évoqués mais non résolues par les gouvernants (pouvoir/opposition) trop occupés qu’ils étaient, ainsi que nous le disions plus haut, à se disputer ou à se partager les rentes du pouvoir.
 

L’expérience a montré que l’on peut décider du moment où commencer une négociation, mais on ne peut en déterminer ni la durée ni l’impact éventuel sur la paix civile. En son temps, la Conférence Nationale avait inhibé toute activité sur l’ensemble du pays, en vampirisant les énergies et en détournant toute l’attention des questions liées au vécu quotidien des Gabonais. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sera toujours temps de discuter des moyens d’améliorer notre démocratie, mais de grâce, épargnez nous des « joies » d’une nouvelle Conférence Nationale ; il y a vraiment trop de retards à rattraper dans de nombreux domaines basiques et pour les Gabonais qui attendent depuis longtemps, cela seul devrait compter aux yeux des dirigeants politiques de tous bords.


On comprend dès lors que le camp présidentiel ait choisi d’inscrire la discussion sur certains points soulevés par l’opposition dans un agenda étalé dans le temps. Un point après l’autre et suivant la nécessité politique de la question soulevée, on engagerait la discussion dans un processus dynamique sans complaisance, mais toujours motivé par la recherche du compromis si aucune des deux parties n’emporte la décision. L’intérêt de cette démarche est qu’elle accordera à la politique et aux politiciens le temps qu’il leur faut pour régler les problèmes relevant de leur compétence et dégager le pays de cette emprise politique permanente dans laquelle il est enfermé depuis 1990 et qui se caractérise par un état de campagne électorale permanente, de conférence nationale sans fin. Un calendrier allégé en somme, qui laisserait du temps à la politique et du temps, suffisamment du temps pour le travail de construction nationale.

 

Face à cette proposition, on connait la réponse de l’opposition radicale : boycott et menaces…
Aujourd'hui que l’on se trouve dans le scénario que l’on pressentait d’avance, d’une majorité écrasante du PDG et ses alliés dans la nouvelle Assemblée Nationale, l’opposition s’étant retirée de la course, nous pensons qu’il faut renouer les fils du dialogue. Des chantiers ouverts par le pouvoir recèlent des points de convergence potentiels avec l’opposition ; c’est le cas de l’introduction de la biométrie dans le dispositif électoral dès 2013, qui est un acquis considérable. A notre avis,l le l’opposition gagnerait en cohérence et en crédibilité à exiger sa présence à toutes les phases de mise en œuvre de ce dispositif. En effet, elle a fait de la biométrie son cheval de bataille et sa principale revendication pré-électorale.


A l’opposé, elle aurait beaucoup de mal à dire aux Gabonais que l’avancée gouvernementale sur ce point, est une mauvaise chose. Plutôt que de ressasser la même diatribe sur la validité de la législative du 17 décembre dernier, elle ferait œuvre utile à s’impliquer dans le processus dès maintenant afin d’éviter que l’application de la biométrie lors des locales de 2013 et de la présidentielle de 2016 ne donne lieu à de nouveaux bras-de-fer.


Quant aux autres questions que cette même opposition soulève, notamment le redécoupage électoral, la réforme de la cour Constitutionnelle, de la Cenap ou encore celle du mode de l'élection présidentielle à deux tours et d’autres encore qui toutes, participent de l’approfondissement de notre démocratie, nous croyons qu’elles sont recevables ; dès lors qu’elles inscriront dans un agenda souple.

 

Cet approfondissement de notre démocratie, ne devrait pas et ne pourrait pas se concevoir comme une course de vitesse, avec à la clé la conquête d’une médaille olympique ou d’une récompense particulière si ce n’est la satisfaction de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie de ses concitoyens. C’est là du reste, l’ultime finalité de la politique et la Démocratie, en tant que mode de gouvernement en est le meilleur outil.

Prenons garde, à ce que nos radicalismes respectifs ne compromettent l’existence même de la Nation.
Le Chef de l’Etat, dans son adresse du 31 décembre au soir, s’est félicité du déroulement du scrutin législatif tout en relevant le phénomène de l’abstention. A son niveau de responsabilité, cette indication sonne comme une alarme. Mais la tâche qui consiste à ressouder la Nation autour des valeurs et des devoirs civiques incombe à tous les Gabonais, quelque soit leur rang social ou leur camp politique, même si par sa fonction, le président de la République en a la charge constitutionnelle.
Car, malheur et honte sur celui qui par son obstination, viendra briser le serment sacré de concorde et de paix prononcé par nos Anciens depuis la nuit des temps, sur cette terre gabonaise dont l’Histoire ne relate aucune page sanglante d’une guerre fratricide majeure.

Michel-Philippe NZE

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