Le nouvel acquéreur de l’hôtel Okoumé Palace, le groupe hôtelier Carlson Rezidor, prévoit d’investir 20 milliards de Fcfa nécessaires pour réhabiliter entièrement
l’établissement racheté et de le transformer en deux hôtels, dont l’un de cinq étoiles dénommé ‘’Radisson Blu’’ et l’autre de trois étoiles, ‘’Park Inn’’, selon l’annonce faite hier par le
nouveau patron des lieux, Kurt Ritter, lors d’une rencontre avec le personnel de l’hôtel.
Au lendemain de la signature du contrat de gestion entre la compagnie hôtelière Carlson-Rezidor et l’Etat gabonais, à travers Wali hôtel Resorts -une succursale
de la BGFI-, le nouvel acquéreur a décliné hier ses projets d’innovation et procédé à la présentation du groupe aux différents employés de cet hôtel. Selon le président de Carlson Rezidor, Kurt
Ritter, le montant alloué pour la réhabilitation et les projets de construction de l’hôtel s’élève à 40 millions de dollars, environ 20 milliards de F CFA d'investissements pour sa rénovation
complète et transformation en deux hôtels ‘’Radisson Blu’’ (5 étoiles, 330 chambres) et ‘’Park Inn’’ (3 étoiles, 140 chambres).
‘’Je voudrais remercier Wali hôtel Resorts, succursale de BGFI qui nous a confié ce projet. Je suis persuadé que plusieurs compagnies avaient postulé pour la
gestion de cet hôtel (..). Nous allons réaménager la structure et en faire deux hôtels. Un de 5 étoiles et un autre de 3 étoiles, a indiqué le Président du groupe, Calson Rezidor. Pour ce
dernier, le concept 3 étoiles vient du fait qu’il s’agit d’un modèle en floraison dans le monde. Ce sont d’ailleurs les plus ‘’branchés’’ et qui attirent toutes les classes sociales. ‘’ Avant,
on avait l’intercontinental et la résidence. Nous allons faire de la résidence un trois étoiles. Ce ne sera pas un mauvais hôtel. Les quelques différences se situent entre autres en termes de
dimensions. On peut avoir besoin d’une chambre pour travailler et pour cela on n’a pas d’office besoin d’une grande suite’’, a-t-il ajouté.
S’adressant aux employés de la structure, Kurt Ritter a précisé que le groupe Carlson-Rezidor est une compagnie entrepreneur, proactive et créative, qui veille au
bien-être du client et du personnel. En effet, a-t-il relevé, durant trois années consécutives (2010, 2011 et 2012), Carlson - Rezidor a reçu le prix de la compagnie la plus éthique du monde.
Par ailleurs, a-t-il poursuivi, au titre du fonctionnement, ‘’les employés sont l’âme de l’hôtel. On peut bâtir des hôtels extraordinaires mais si le personnel ne s’investit pas assez, les
retombées seront négatives’’. Ainsi, le personnel de cette structure devra peser de tout son poids pour continuer à faire fonctionner la structure. Car ‘’cela va être plus ou moins difficile de
gérer un hôtel en construction. C’est tout de même préférable.
En fermant, il sera difficile de relancer la machine’’, a affirmé pour sa part le directeur général de l’Okoumé Palace, Hans Peter Duerr, qui a ensuite ajouté que
‘’les enseignes des hôtels (Radisson Blu et Park Inn) n’apparaîtront qu’à la fin des travaux’’. Pour Léandre Bouanza Mombo, directeur des études et conseil BGFI Capital, il est important de
retenir que ‘’ L’hôtel Okoumé Palace n’est pas la propriété de Carlson Rezidor, mais du groupe Wali Hotel Resorts qui bénéficie de l’appui de l’Etat gabonais et du partenariat qui a été noué
avec BGFI Capital dans le cadre de l’opération de rachat. Le partenariat avec le groupe Rezidor consiste en une exploitation de l’hôtel suivant des modalités assez courantes’’.
‘’La décision de racheter cet établissement et de le confier à des professionnels de renommée mondiale prouve à suffisance la volonté du gouvernement de la
République de faire du Gabon une destination touristique de choix’’, a-t-il soutenu. Pour mémoire, le Gabon a déboursé 12 milliards de francs CFA pour racheter l’hôtel Okoumé Palace de
Libreville à la Libyan African Investment Company (Laico), soit 2 milliards de plus que le prix auquel l’hôtel avait été cédé au groupe d’investissement libyen en 2007. Le non respect par le
repreneur libyen du cahier des charges contenu dans la convention de cession a sans doute motivé ce rachat. Espérons que le nouvel acquéreur respectera ses engagements.
Source: Gaboneco