André, TOUCHE PAS A MON GABON...par Aurel MOUELE

Publié le par pdgchine.over-blog.org

Depuis le 8 juin 2009, date du décès tragique du Président Omar Bongo Ondimba, le Gabon est entré dans une phase tumultueuse sur le plan politique. En effet, la course au pouvoir a emmailloté l’esprit de plusieurs de nos compatriotes. Pour preuve, nous avons vu une foultitude de candidats alors que le Peuple Gabonais ne souhaitait qu’une candidature unique au sein de ‘’l’Opposition’’. Là encore, les ambitions inavouées, égoïstes et la soif du pouvoir ont eu le dessus sur les souffrances et les cris inaudibles des Gabonais qui depuis plus d’une cinquantaine d’années croupissent dans une misère pour ne pas dire dans une précarité inqualifiables.

 

Il nous est souvenance de ce grand regroupement initié par l’artiste Annie-Flore Batsielilys au rond point de la Démocratie, une semaine avant la convocation aux urnes, engagement social de l’artiste et de tous ceux-là qui l’ont accompagnée, car leur vœu cher et le nôtre bien entendu était d’avoir une candidature unique de ‘’l’Opposition’’ face au candidat du Parti Démocratique Gabonais (P.D.G.), au pouvoir depuis 1967. Mais qu’avons-nous constaté ? Notre surprise a été de ne pas être surpris par nos ‘’Opposants’’ : ils ont préféré se rabattre en clans ethniques pour diviser les Gabonais et davantage les appauvrir. Oui, telles étaient leurs ambitions inavouées : nous diviser, nous appauvrir et eux, bénéficier des avantages qui reviennent aux opposants.

 

Lors des événements du 3 septembre 2009 devant la cité de la Démocratie – entendons bien cité de la DEMO-CRATIE –, manifestation pacifique des Gabonais qui voulaient une ‘’transparence’’ lors de ce scrutin déterminant pour le Gabon, mais manifestation réprimée avec la dernière énergie par les bérets rouges, plusieurs d’entre nous avions pris nos lots de matraques, avions bu des bouffées d’airs polluées des grenades lacrymogènes, avions couru ici et là pour sauver chacun sa peau ; nous pensions que nous devions être soutenus par nos ‘’Opposants’’.

 

 Là encore, pour nous, la surprise avait été de ne pas être surpris par ses derniers car ils s’avaient pris la poudre d’escampette dans leurs voitures derniers cris sans chercher à avoir les nouvelles de centaines des manifestants blessés et pour la plupart d’entre nous, étions étudiants. Et les morts de Port-Gentil en 2009, les ‘’Opposants’’ s’en souviennent-ils encore ? Certainement pas !

 

Ainsi après l’annonce des résultats du vote du 30 août 2009, donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur avec 41,7% des voix (Rappelons qu’au Gabon, la Loi avait été modifiée avant l’élection présidentielle de 2005, pour avoir une élection à un seul tour, donc le Président peut être légal mais illégitime d’après les politologues), beaucoup de nos ‘’Opposants’’ se sont insurgé contre cette annonce. Et pour montrer au Peuple Gabonais qu’il était écouté passivement, ils ont créé l’Union Nationale (U.N.) tant souhaitée par les Gabonais –avant le scrutin présidentiel du 30 août 2009–. Puis nous avons connu des élections législatives anticipées en 2010. Elections qui a vu certains teneurs de l’U.N. se faire écraser par les novices candidats du P.D.G. quelques uns comme André Mba Obame sont sortis haut la main avec un score acceptable.

 

De ces partielles, débutent la hantise de Monsieur Mba Obame André d’être le Président ‘’élu’’ en 2009, car avait-il dit lors d’une émission à Africa24: « ma victoire aux législatives confirme mon élection en 2009[1].» Mais une interrogation nous vient à l’esprit : comment un docteur en science po, de la carrure de Mba Obame, peut-il confondre une élection législative se déroulant dans une localité acquise à sa cause pour l’avoir servie fidèlement de manière messianique pendant près de 27ans et une élection présidentielle qui nécessite la convocation de tout un peuple qu’il a sacrifié pendant plus de 27ans ? A-t-il oublié qu’il a été l’un des concepteurs et le premier défenseur de la machine P.D.G. qui règne sur tous les plans au Gabon et qu’il combat aujourd’hui?

 

Pendant près de 27ans passés aux côtés du feu Président Omar Bongo Ondimba, a-t-il songé à un moment donné de sa vie aux misères des Gabonais ? A-t-il constaté qu’il a fait du Gabon une République bananière ? Lorsqu’il nous parle avec délation de la Françafrique… nous avons envie de laisser échapper un rire de haine. Monsieur Mba Obame en 2005, lors de l’élection présidentielle, était ministre de l’Intérieur. Et personne au Gabon n’ignore la ‘’dictature’’ qu’il a menée de façon ouverte dans tous les Ministères où il est passé. Nous nous souvenons encore qu’au Ministère de l’Education Nationale, il a imposé ‘’turnover ‘’ qui a perturbé les élèves et fait ‘’échéquer’’ la plupart d’entre eux. Au Ministère de l’Intérieur, alors là c’était le comble : marches pacifiques interdites, liberté d’expression emmaillotée, pensons à l’emprisonnement arbitraire et abusif de Monsieur Marc Ona Essangui et quelques journalistes qui avaient réceptionné la Lettre ouverte de décembre 2008 de Bruno Ben Moubamba au Président Omar Bongo Ondimba.

Lors d’une conférence de presse, pour justifier son totalitarisme, l’omnipotent ministre de l’Intérieur avait : « Le Gabon n’est une République bananière, c’est un pays qui a des Lois et nul ne peut se lever un beau matin et porter atteinte à l’ordre public au cas, il est frappé d’anathème et d’auto-excommunication du Gabon, et Bruno Ben Moubamba a osé toucher au Président de la République, il en court des sanctions gravissimes et même une interdiction de mettre nez sur le territoire national[2].»

 

 Aujourd’hui, le défenseur de la République Gabonaise au temps d’OBO (paix à son âme), par ses agissements anomaux, ne veut-il pas faire sinon n’a-t-il pas déjà fait du Gabon une ‘’République bananière’’?

 Si nous répondons à cette question par l’affirmative, ne doit-il pas être puni sévèrement par la Loi ? Possible ! et bien plus encore, selon la Loi du Talion, il mérite d’être sanctionné à la hauteur des délits commis et pourquoi pas recevoir les mêmes sanctions que celles qu’il prononçât sans états d’âme contre Bruno Ben Moubamba (qui s’est malheureusement rangé de son côté) en 2008 ? Oui, la dictature a toujours été la fidèle compagne d’AMO, et heureusement que Dieu qui a béni le Gabon et les Gabonais  nous a épargné de toutes ses manigances.

 

Alors chers Compatriotes, n’ayons pas la mémoire courte et ne nous laissons plus manipuler par ceux-là même qui ont étudié la politique à des fins personnelles et égoïstes. Sinon, nous donnerons toujours raison à Hegel, philosophe allemand du XIXè siècle qui soutenait que l’Afrique subsaharienne est en marge de l’Histoire. Non, dès lors que nous avons encore notre faculté mnémonique, nous participons à l’Histoire du Gabon et nous faisons l’Histoire du Gabon.

Donc, en 2005, Monsieur Mba Obame, alors Ministre de l’Intérieur avait déclaré Omar Bongo Ondimba –paix à son âme– père de la Françafrique, réélu avec plus de 79% des voix. En 2009, 2010 et 2011, ne sait-il plus comment fonctionne la Françafrique ? A-t-il oublié qu’en 2005, lors des manifestations postélectorales, la victoire contestée par la pure, radicale et vraie Opposition de l’époque incarné par le Président Pierre Mamboundou de l’Union du Peuple Gabonais (U.P.G.), qu’il avait donné l’ordre aux forces de sécurité qui étaient en son pouvoir de réprimer tout attroupement encore moins toute manifestation de nature à déstabiliser le pouvoir en place ?

 

 En décembre 2008 comme nous le rappelions plus haut, n’a-t-il pas condamné par contumace Bruno Ben Moubamba qui avait adressé une lettre ouverte au Président Omar Bongo Ondimba, et n’a-t-il pas emprisonné les journalistes qui avaient osé rendre public ladite lettre, comme quoi ils avaient porté atteinte à la sécurité de l’Etat ?

 

Aujourd’hui, Monsieur Mba Obame s’élève pour comme approuver la situation déplorable en Côte d’Ivoire. En effet, ils, avec ses pairs, voudraient rappeler à la Communauté Internationale le mutisme observé dans certains pays, comme ce fut le cas en 2009 au Gabon, et le donneur de leçon dont elle se fait chantre dans d’autres pays comme présentement en Côte d’Ivoire. Oui, nous sommes d’accord avec vous que la Communauté Internationale défend très souvent sa petite part du gâteau d’un pays à un autre. Mais pour le cas du Gabon en 2009, vous –ex U.N : ce parti a été dissout le 25 janvier 2011 par le Ministre de l’Intérieur Jean-François Ndongou – aviez été vous-mêmes responsables de l’échec d’alternance au Gabon.

 

Chacun se voyait à la tête de l’Etat en ignorant qu’il avait en face la machine du P.D.G. implantée depuis près de 44ans et ayant élargi ses tentacules jusqu’aux confins du pays. Vous pensiez que les Gabonais pourraient se soulever comme en 1990 et en 1993 ? Et bien NON, car figurez-vous qu’  « on a tout compris[3] » : vous nous envoyez dans les rues pour nous faire matraquer, fouetter et même tuer alors que vos enfants sont paisibles coffrés dans des maisons climatisées ; vous encouragez et organisez des grèves des enseignants alors que vos propres enfants fréquentent dans de Grandes Ecoles en Occident !

 

Conclusion : nous enfants des pauvres bénéficieront d’une formation au rabais et n’aurons jamais la chance de servir notre Nation aux hautes fonctions, tandis que vos enfants nous gouverneront, et nos petits-enfants seront toujours à la solde des vôtres.

 

Depuis le 25 janvier 2011, nous sommes aussi bien surpris que déçus de la décision prise par Monsieur Mba Obame André de s’autoproclamer Président élu en 2009. C’est encore d’autant plus dommage parce qu’ayant même prêté serment sur un cahier et non par courrier adressé à la Cour Constitutionnelle –comme l’a fait Monsieur Allassane Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire– devant quelques parents de sa localité venus l’assister et le soutenir moralement dans ses moments de déchéance. Rappelons que lors de sa ‘’prestation de serment’’, il a dit : « je jure sur… » ; il n’a pas précisé sur quoi il prêtait serment. Il est clair que lorsqu’en psychologie, des études ont montré qu’un être humain perd ses facultés intellectuelles en passant de la juvénilité à la sénilité. Nous pensons que monsieur Mba Obame  et ses acolytes en payent les frais.

 

En effet, chose étonnante encore, dans le ‘’gouvernement du Premier Ministre Léndoye’’, il n’y a aucun cacique de l’U.N. Sur ce, nous nous posons une question : comment nos aînés en politique peuvent-ils manquer parfois et même souvent de bon sens et avoir derrière eux des hommes normalement constitués ? Faisons attention à ces « perfides trompeurs qui sèment le poison et répandent la peur[4] » pour assouvir des fins personnelles.

Tous les problèmes que connaissent aujourd’hui le Gabon et les Gabonais, nos misères, nos précarités, notre faim qui tenaille nos estomacs, la cherté de la vie qui nous accable, le manque des infrastructures routières… sont la volonté majestueuse de plusieurs ex-cadres du P.D.G. passés dans l’ex-U.N. (Demain nous dira dans quel bateau ils vont embarquer).

 

 Beaucoup d’entre d’ailleurs cherchent une tribune d’expression et de crédibilité depuis leur excommunication du parti des masses. C’est pourquoi ils digèrent difficilement la coupure de tous les avantages dont ils jouissaient au temps d’Omar Bongo Ondimba, ils ont pour ambition de faire du Gabon un ‘’fard West’’. Nous prenons un exemple concret : aux U.S.A., pour être célèbre, il y a deux principaux modes d’expression : soit on s’illustre positivement, soit on se manifeste négativement.

 

Et nos camarades de l’ex-U.N. ont opté pour le second mode à savoir celui de la négativité. Mais nous sommes convaincus que tout Gabonais normalement constitué et jouissant de toutes ses facultés ne les écoutera pas et même plus JAMAIS avec le comportement enfantin et puéril qu’ils ont adopté depuis le 25 janvier 2011. Alors n’accordons même pas d’importance à tout ce qu’ils racontent et font sinon ils penseront qu’ils ont le Peuple Gabonais derrière eux.

 

Au lieu de chercher à diviser les Gabonais, au lieu de nous manipuler, au lieu de chercher à vouloir être à tout prix Président, cherchons ce qui nous fera avancer : lutter contre la corruption, la gabegie, l’impunité, la vie chère et hausse des prix des denrées de premières nécessités, l’enrichissement illicite, le système sanitaire suicidaire pour les couches faibles, l’injustice. Unissons nos efforts et battons-nous pour un Gabon émergent en nous fondant sur la formation et l’éducation pour tous.

 

Gabonaises, Gabonais, chers Compatriotes, réveillons-nous : ils nous ont assez utilisés au point de vouloir nous user. Nous voulons l’amélioration de nos conditions de vie, nous voulons la dignité et la fierté d’être Gabonais, nous voulons manger à notre faim en achetant des aliments à la portée de toutes les bourses, nous voulons la paix effective sans menace des calamités naturelles, nous voulons dormir dans des maisons qui contribuent à notre protection, nous voulons vivre dans des villes sans insécurités, nous voulons des routes praticables en toutes saisons afin d’écouler nos marchandises dans les coins et recoins du pays, nous voulons le travail pour tous, nous voulons la justice dans un pays de droit qu’est le Gabon, nous voulons un Gabon uni dans la « concorde et la fraternité[5] ».

 

C’est pourquoi, nous supplions les Gabonais de ne pas écouter tous les discours à tendance divisible, troublante de l’ordre public et à caractère ethnocentriste. Mais d’avoir pour seule voix de recours la parole qui nous pousse au dialogue afin de résoudre les problèmes des Gabonais. Aujourd’hui, l’action du Chef de l’Etat, son Excellence Ali Bongo Ondimba est à encourager : tout comme il a besoin de nous, car ce sont nos conditions de vie qui sont en jeu, nous avons besoin de lui pour avoir été à l’école de l’expérience de la chose publique sous feu Omar Bongo Ondimba.

 A ceux-là qui veulent le déstabiliser, nous leur demandons de faire leurs preuves lors des échéances électorales –les législatives –de fin 2011 et surtout d’être patients et sereins pour mieux affronter le candidat du P.D.G. à l’élection présidentielle de 2016. Que les controverses autour de l’élection présidentielle anticipée de 2009 serve de leçon à notre classe politique qui se réclame aujourd’hui de ‘’l’Opposition’’, qu’elle soit attentive aux besoins, aux cris, aux attentes du Peuple.

 

Nous ne saurons terminer ces quelques lignes sans saluer la sagesse des responsables politique du Conseil National pour la Restauration et le Changement (C.N.R.C.) qui par la voix de son Président, Monsieur Pierre Mamboundou à inviter les uns et les autres à la maturité et au calme, comme il a su toujours le faire après chaque élection présidentielle dont il a pris part et n’a jamais fait défaut au Peuple Gabonais (1998, 2005, 2009). Nous rappelons nos pères e mères, nos grands frères et grandes sœurs, nos camarades et amis de l’ex-U.N. qui veulent s’exclure volontairement et peut-être inconsciemment de la Constitution Gabonaise à revenir à de meilleurs sentiments et d’adopter la sage attitude de leurs pairs de l’Opposition.

 

Soyons donc vigilants et ne nous laissons pas distraire par ceux-là même qui ont étudié la politique pour non pas servir le peuple mais pour se servir de lui afin d’arriver toujours à leurs fins égoïstes. Car tout compte fait c’est depuis que monsieur Mba Obame a séjourné en France pendant près de sept (7) mois qu’une fois le Gabon regagné, qu’il tente de déstabiliser la paix sociale et l’ordre public qui prévalent au Gabon. Il nous revient à l’esprit ses propos à caractère méprisant à l’égard des Gabonais lors de son éviction du Gouvernement de transition en 2009, lorsqu’il avait affirmé devant les médias : « Vous entendrez parler de moi.»

 

Le devoir de dire la vérité nous impose de la dire. Monsieur Mba Obame n’aime le Gabon et les Gabonais, il ne pense qu’à lui et ne cherche que le pouvoir à tout prix. Il n’hésiterait pas à sacrifier quelques vies humaines pour arriver à ses fins. Il revient à tous les jeunes de s’écarter de lui pendant qu’il est encore temps et de chercher de défendre le Gabon et les Gabonais contre leurs ennemis. Car le Gabon n’est pas à comparer aux autres pays amis qui ont connu et qui connaissent encore des difficultés sociopolitiques, et notre beau pays ne gagnera rien du tout à les imiter.

En définitive, le Gabon n’est pas la propriété de monsieur Mba Obame et ses acolytes qui le suivent aveuglement. Mais le Gabon est aux Gabonais(es) et à tous ceux qui aiment le Gabon. « Une aurore se lève[6] » sous l’ère Ali Bongo Ondimba et nous verrons bien en 2016 s’il faut lui accorder notre confiance ou l’accorder à monsieur Mba Obame, pourquoi pas ?

 

Il est tout de même un Gabonais ! Pour l’heure, c’est au Président ABO de présider aux destinées du pays et revoyons ensemble les priorités pour l’émergence de la Nation Gabonaise. Rendez-vous à tous les Gabonaises et Gabonais en âge de voter en fin 2011 pour les échéances législatives et en 2016 pour l’élection présidentielle !!! Dès aujourd’hui, ici et maintenant, nous invitons les monsieur André Mba Obame et ses partisans à méditer les riches paroles de notre Hymne National La Concorde et nous dirons tous ensemble : « TOUCHE PAS A MON GABON !!! »

Finalement, « il vaut mieux être un amateur en politique et jouir de toutes ses facultés intellectuelles que d’être un expérimenté et docteur en science po qui frise le ridicule[7].»

 

Que Dieu bénisse les Gabonais pour que vive le Gabon en Union-Travail-Justice 

Desolé mr  le Député si je vous ai trahi dans vos propos mais le fond de votre idée reste le même.

 

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