Discours du Délégué Fédéral, FAM ETOUGHE ELLA Zico:La Problématique de la Jeunesse Gabonaise Face aux Défis du Marché de l’Emploi dans un Contexte de l’Emergence : Enjeux et Perspectives

Publié le par pdgchine.over-blog.org

                                                 zico
 

A l'occasion de la 3e journée socioculturelle et sportive de l'Association des Etudiants et Stagiaires Gabonais en Chine (AESGC) qui se sont tenues du 7 au 10 juillet 2011, le Délégué Fédéral de l'UJPDG CHINE, le Doctorant FAM ETOUGHE ELLA Zico Stéphano a, au nom du Parti Democratique Gabonais, édifié l'audience des Jeunes Etudiants sur le thème d'actualité qu'est La Problématique de la Jeunesse Gabonaise Face aux Défis du Marché de l’Emploi dans un Contexte de l’Emergence : Enjeux et Perspectives.

 

Pour cet exposé, Il saura compter sur les félicitations du Sécrétaire National, Chargé des Politiques des Fédérations de l'Extérieur, de la Communauté Estudiantine et des Comités Internautes, Porte-Parole du Parti, le Camarade Membre du Bureau Politique, Axel AYENOUE.

In extenso, nous vous offrons l'ampleur de ce discours que nous vous recommendons vivement de lire:

 

Introduction

Il n’est rien de dire, à l’entame de cette esquisse de réflexion mais surtout à l’occasion de ces 3e journées de l’Etudiants et Stagiaires Gabonais en Chine, au cours de laquelle nous allons établir des diagnostics, soulevé des questions, émettre à la fois des doutes et des certitudes, les unes intimes, les autres raisonnées, moment pour lequel  nous allonspartager une conviction profonde.

Au tournant de nouveau millénaire, nous vivons un monde en crise, un monde en proie à de profondes transformations politiques, à des transformations socio-économiques et culturelles, dont l’analyse est difficile et les solutions complexes. Ces transformations affectent un ordre économique qui n’a jamais été autant dominé par les lois du marché, un ordre politique qui pèse sur l'État et nos systèmes de gouvernance, qui corrompent les rapports entre l'État et le citoyen. On n’a jamais parlé de démocratie et de participation citoyenne, mais qu’en est-il vraiment ? Les ordres auxquels obéissent les États proviennent plus de forces liées au marché qu’aux revendications des masses populaires dont les votes sont régulièrement sollicités. Quelle est la place et le rôle de la jeunesse gabonaise dans l’inéluctable défie de l’émergence ? En d’autre terme, la jeunesse gabonaise peut-elle jouer le rôle central dans le processus de développement du Gabon ? Comment se présente Le marché du travail et la situation du chômage des jeunes au Gabon ?

« Le développement est mort, vive le développement ! » pourrait-on lancer sans que cela soit une boutade. Dans les premières années de l’indépendance, bien avant l’ère de ces crises au centre de nos préoccupations, Léopold Sedar Senghor, premier Président de la République du Sénégal avait promis à ses concitoyens l’avènement de la natangué (prospérité) en l’an 2000, avec l’école et la santé pour tous. René Dumont, le célèbre agronome français, avait quelque peu terni l’enthousiasme, en écrivant d’un ton rageur que « l’Afrique noire était mal partie ». Combien d’intellectuels africains de l’époque ne s’étaient-ils élevés, à l’époque, contre ce signe avant-coureur de l’Afropessimisme en vogue dans les années 1990. Rien n’y fit, l’euphorie de l’indépendance aidait à un miracle qui n’est point arrivé. Ils ont également nié à l'essayiste camerounaise, Axelle Kabou, le droit de se demander « Et si l’Afrique refusait le développement ? » Son ouvrage publié en 1992 fit scandale dans les milieux intellectuels africains. Pourtant l’ampleur du désastre socio-économique et politique vécu par les populations africaines nous oblige à repenser le développement et ses logiques.

Nous sommes tous ébranlés et à la fois questionnés dans nos certitudes qu’au tournant ce millénaire, la priorité du développement et de l’emploi au Gabon soit essentiellement à la réduction de la pauvreté ? Avec un tel objectif, après 50 ans d’indépendance, de plans de développement et de politiques de coopération et d’aide internationales en tout genre, comment continuer à poser la question du chômage des jeunes au Gabon et du développement, question qui a été notre préoccupation majeure de ces deux dernières décennies.

Nous sommes des femmes et des hommes de ce pays et nous pensons être des alliés idéologiques, théoriques et politiques, jusqu’à ce que la question de la jeunesse nous sépare, quand elle ne nous divise pas

                                          DSC_0121.JPG

 

L’implication des jeunes dans la gestion de la chose publique.

La question de l’implication des jeunes, relève de demain, dont la vie socio-économique reste préoccupante pour les autorités gabonaises au plus haut niveau. L’on se souvient encore des priorités énoncées par le Chef de l’Etat lors de la campagne pour l’élection présidentielle. A cette occasion, le Chef de l’Etat a mis un accent particulier sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, à travers la création de meilleures conditions d’existence, un cadre de vie sain, une éducation de qualité pour la jeunesse, une agriculture moderne, un accès adéquat à la santé, à l’eau et à un emploi décent, dans un environnement économique porteur de progrès sur fond de cohésion sociale, et dans un climat de démocratie apaisée.

Depuis, le gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, s’est résolument engagé dans la réalisation d’un programme ambitieux de satisfaction des besoins de la population, particulièrement des paysans, des artisans et des jeunes. En ce qui concerne les jeunes, l’on se souvient encore de l’engagement du Président de la République, lors de son discours à la nation à l’occasion de la nouvelle année 2011, d’organiser la coupe d’Afrique des Nation mais surtout, en fin d’année le premier forum national de la jeunesse en vue d’offrir aux jeunes l’opportunité de s’exprimer et de discuter des questions les concernant.

 

Le marché du travail et la situation du chômage des jeunes

L’ineffi cacité du marché du travail est la cause première du chômage des jeunes au Gabon. Toutefois, la situation du marché du travail traduit elle-même le malaise économique qui a limité la capacité du Gabon à créer les emplois dont les jeunes avaient le plus grand besoin. A la suite des politiques d’ajustement structurel des années quatre-vingt, la plupart des entreprises d’Etat qui avaient jusque-là été une source notable d’emplois furent soit privatisées, soit liquidées. Dans un cas comme dans l’autre, les suppressions systématiques des effectifs n’étaient pas rares. Cette absence de nouvelles perspectives dans le secteur formel en a poussé beaucoup à chercher refuge dans le tentaculaire circuit économique informel, en attendant que l’avenir leur réserve de meilleurs emplois. Toujours est-il que ces emplois ne se sont pas forcément présentés, c’est pourquoi le secteur informel urbain devient lui-même saturé au fur et à mesure de la migration incessante des populations rurales vers les zones urbaines. Le taux élevé du chômage des jeunes diplômés est une tendance tout aussi préoccupante.

Le temps passé dans l’enseignement ne garantit pas un emploi salarié du fait de l’indisponibilité d’emplois correspondants (notamment en raison des compétences insuffisantes). La formation n’a guère de rapport avec les besoins du marché et entraîne en réalité l’effet du «travailleur découragé», par lequel beaucoup de jeunes diplômés gabonais se réservent et attendent que se présentent des emplois «décents» et respectables.

Le budget considérable que consacre l’Etat à la formation de ces personnes, qui ne contribuent en fin de compte aucunement à l’économie par leur travail, est par conséquent gaspillé. Somme toute, elles viennent en conséquence grossir les rangs des chômeurs. De ce qui précède, ces jeunes se sentent-ils encore être des citoyens gabonais ?

 

 

La notion de citoyenneté

La citoyenneté désigne le lien social établi entre une personne et l’Etat et qui  rend cette personne apte à exercer l’ensemble des droits politiques attachés à cette qualité, sous réserve toutefois qu’elle ne se trouve pas privée de tout ou partie de cet exercice par une condamnation pénale (privation de droits civiques).

La citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique par la possession de la nationalité, la jouissance de ses droits civils et politiques et le respect de ses obligations envers la société. La citoyenneté se définit aussi aujourd’hui comme une participation à la vie de la cité.

 

Le citoyen

Le citoyen est l’habitant de la cité. C’est une personne qui jouit dans un pays de tous ces droits politiques et civils et qui participe à la gestion des affaires de son territoire (commune urbaine ou rurale, préfecture, région) et de son pays. Un citoyen gabonais est une personne qui a la nationalité gabonaise et qui jouit de ses droits civils et politiques.

Avec un taux d’environ 60% de la population, la jeunesse gabonaise reste un levier important du développement du Gabon aux côtés des autres composantes de la société. De ce fait, elle devrait être  au centre des préoccupations des autorités gabonaises qui doivent tout mettre en œuvre pour sa promotion afin d’en faire un acteur essentiel de la gestion du pays.

A l’instar de tous les Etats engagés dans un processus de développement durable, le Gabon compte sur sa jeunesse pour assurer la relève et donc la continuité de l’Etat. C’est pourquoi la question de l’implication des jeunes, relève de demain, dans la vie socio-économique devrait rester préoccupante pour les autorités au plus haut niveau.

Ce  programme ambitieux dont les jeunes seront les premiers bénéficiaires ne peut se réaliser à l’insu de ces derniers. D’où la nécessité de se mettre à l’écoute des intéressés pour recueillir leur avis sur les différentes questions qui les concernent afin d’y apporter les solutions idoines. Le cadre approprié pour permettre aux jeunes de s’exprimer sur les questions qui les concernent est le premier forum que le Chef de l’Etat se propose de tenir. Mais aussi l’ouverture de la page Facebook pour d’éventuelles questions sur l’emploi des jeunes au Gabon.

 

                                                DSC_0127.JPG

 

Le rôle du citoyen

En abordant le rôle du citoyen, nous voulons ici parler du citoyen actif.

Le citoyen actif a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout son sens avec l’exercice du droit de vote. C’est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société. En votant mais aussi en se faisant élire, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants ou encore décide des grandes orientations de la politique nationale (cas du référendum).

Mais en dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Ils peuvent adhérer à une association, à un syndicat ou à un parti politique.

De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante. Les comportements de civisme (politesse, respect des biens publics, etc.) sont pour beaucoup dans le caractère apaisé de la société.

 

Les valeurs attachées à la citoyenneté

Trois valeurs essentielles sont traditionnellement attachées à la citoyenneté :

ü      La civilité : il s’agit d’une attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens (politesse), mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public. C’est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.

 

ü      Le civisme : le civisme consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.

 

ü      La solidarité : la solidarité est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d’ouverture aux autres. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques (impôts distributifs), est très directement liée à la notion de citoyenneté.

Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l’exercice du droit de vote.

Vu sous cet angle, nous pouvons compléter la définition de la citoyenneté en y ajoutant la manifestation d’une identité commune.

 

La jeunesse

Pour  définir la jeunesse, nous allons nous référer à quelques dictionnaires.

Selon le Larousse illustré, la jeunesse désigne la période de croissance et de développement des choses qui n’ont pas encore atteint leur plénitude ; la période de la vie humaine comprise entre l’enfance et l’âge mûr ; la période des grands défis, des grandes exaltations et surtout de l’affirmation de soi.

Le dictionnaire Bordas, lui, définit la jeunesse comme la période de la vie comprise entre l’adolescence et la maturité. La jeunesse marque le début de l’âge adulte.

Pour le dictionnaire universel, la jeunesse désigne la partie de la vie comprise entre l’enfance et l’âge adulte.

Pour le Petit Robert pour tous, la jeunesse désigne le temps de la vie entre l’enfance et la maturité.

Comme on peut le constater, les définitions de la jeunesse ne précisent pas une tranche d’âge exacte. Le Petit Robert pour tous affirme même que la jeunesse est l’ensemble des caractères propres à la jeunesse mais qui peuvent se conserver jusque dans la vieillesse. Ce qui semble dire qu’il n’y a pas d’âge pour la jeunesse.

Toutefois, selon le document de Politique Nationale de Jeunesse élaboré par le Ministère de la jeunesse et des Sports, le jeune désigne toute personne dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans.

Cette définition diffère un peu de celle du Système des Nations Unies qui désigne comme jeune toute personne dont l’âge est compris entre 15 et 24 ans.

 

Sur une population gabonaise estimée aujourd’hui à environ 1. 500 000 d’habitants, la jeunesse gabonaise représente plus de 60%.

On peut distinguer plusieurs sous-groupes au sein de cette jeunesse.

Ø      Les jeunes urbains  ou ruraux qui sont définis selon les milieux d’habitats ;

Ø      Les jeunes scolarisés, déscolarisés ou diplômés qui sont définis en fonction du niveau scolaire ;

Ø      Les jeunes travailleurs ou chômeurs qui sont définis selon l’activité économique ;

Ø      Les jeunes handicapés qui sont définis selon leur vulnérabilité.

Les besoins de tous ces sous-groupes doivent être pris en compte dans le cadre de la planification des actions et des programmes nationaux destinés aux jeunes.

La jeunesse gabonaise a un rôle primordial à jouer au sein de la population :

La jeunesse gabonaise connaît de nombreux problèmes, particulièrement dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’insertion économique et du développement et donc le chômage.

 

Repenser le développement dans le contexte de l’émergence.

Le contexte dans lequel nous sommes conviés à repenser le développement est celui de l’émergence que je me garde bien de définir ici. Mais nous savons, qu’il ne s’agit pas seulement d’un nouveau jargon forgé par les élites scientifiques ou politiques mondiales.

Le mot émergence est devenu l’un des plus usités dans le pays et il passe à toutes les sauces, des plus farfelues aux plus doctes. Pourtant, le concept de pays émergent existe depuis quelques décennies. Il est né dans les années 1980 avec le développement de marches boursièrs dans les pays en développement qui sont très vite devenus l’objet d’intenses spéculations financières. On parlait alors plus précisément d’économie émergente.

Le nouveau Président de la République s’est fixe l’horizon 2025 pour que l’économie du Gabon ne soit plus une économie de cueillette et qu’elle puisse tenir sur les trois piliers que sont : le Gabon industriel, le Gabon vert et le Gabon des services à valeur ajoutée. Ainsi donc, en se proposant de créer un Gabon industriel, il s’agira tout d’abord pour le Président de ne plus se contenter de l’exportation des matières premières du pays mais de les transformer sur place avant leur exportation. Ce qui permettra d’y inclure de la valeur ajoutée et donc d’en obtenir de meilleures recettes financières. Les recettes d’aujourd’hui étant les investissements de demain et donc les emplois d’après-demain.

Selon une démonstration faite il y a trois ans au 1er Forum de l’emploi CPG par Marcel Abéké, administrateur directeur général de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), le secteur minier gabonais est un énorme gisement d’emplois. Il devrait permettre la création d’environ 5000 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects. Ce qui contribuerait à résorber le chômage au Gabon, en particulier celui des jeunes.

                                                              IMG_7486.JPG

Le projet d’exploitation du Fer de Bélinga a en effet alimenté la chronique ces dernières années du fait que les ONG nationales ont notamment reproché au projet de vouloir se faire sans étude d’impact environnemental, d’empiéter sur un parc national situé dans la province concernée et de donner toute la part belle à la Chine. La réalisation de ce projet, dans sa conception actuelle, entrainera la construction d’infrastructures qui induiront nécessairement le développement d’autres secteurs. En effet, outre les chantiers de la mine, le projet prévoit la construction d’un barrage hydroélectrique à Poubara pour l’alimentation en énergie des travaux miniers, un port en eau profonde à Santa Clara pour l’exportation du minerai ainsi qu’une voie de chemin de fer reliant Belinga à Santa Clara pour l’acheminement du fer.

On peut également lire dans l’avenir en confiance que le pilier Gabon vert s’appuiera sur la valorisation du pétrole vert que constitue notre formidable écosystème. Tout en tenant compte des impératifs de développement et d’industrialisation de notre pays, nous devons préserver notre foret et nous assurer que sa contribution à la lutte mondiale contre le changement climatique est rémunère à sa juste valeur.

En effet, depuis la mise en place du Protocole de Kyoto, il existe un dispositif économique appelé Mécanisme de développement propre (MDP) qui permet aux pays qui polluent très peu et participent beaucoup à lutter contre l’effet de serre, de réclamer des taxes carbone aux gros pollueurs. C’est en ce sens que, peu avant le sommet de Copenhague sur les changements climatiques, la direction générale de l’Environnement gabonaise, avec le concours de deux instituts de recherche et du chercheur Lee White, ont étudié la place du Gabon dans la régulation du climat de la planète à travers le rôle de sa forêt dans le stockage du gaz carbonique (CO2).

Le Dr Lee White avait déjà indiqué, concernant la séquestration du CO2 par la forêt gabonaise, que chaque hectare accumule par an 2 tonnes de CO2. De ce fait, avec ses 22 millions d’hectares, la forêt gabonaise stocke environ 45 millions de tonnes de CO2. Si l’on se réfère à la proposition du président français Nicolas Sarkozy de fixer le paiement de la tonne de carbone à 17 euros, la forêt gabonaise pourrait rapporter près de 765 millions d’euros, soit environ 501,8 milliards de francs, le quart du budget annuel du pays. On devrait toutefois défalquer de ce calcul purement schématique, les émissions de CO2 du Gabon issues de sa propre activité industrielle, de l’exploitation forestière et d’une déforestation annuelle de 0,8% par an pour les besoins de l’agriculture.

Le Gabon vert touche également l’écotourisme. On peut lire à ce sujet dans “L’avenir en confiance” : “Nous devons exploiter pleinement nos fortes potentialités dans l’écotourisme que nous confèrent nos immenses espaces forestiers.”

Le Gabon vert concerne par ailleurs la filière bois du pays. On lit, en effet, dans “L’avenir en confiance” que : “Nous devons transformer entièrement notre bois localement à travers un artisanat et une industrie dynamiques.”

Le pilier Gabon pays de services à valeur ajoutée repose sur la valorisation de notre “pétrole gris ” que sont nos ressources humaines. Le Gabon peut et doit se construire une position forte et devenir une référence régionale dans des domaines tels que les services financiers, les nouvelles technologies de l’information, les métiers de services liés à l’économie verte ou encore certains domaines spécialisés de l’enseignement supérieur ou de la santé. Les sources d’emplois et de richesses de demain seront dans ces nouveaux métiers, et nous devons commencer aujourd’hui à y préparer notre économie et notre jeunesse.”

Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté DSRP analyse les limites macroéconomiques, sociales, structurelles et institutionnelles à une croissance accélérée et à la réduction de la pauvreté. Ils partent de l’hypothèse que, si le chômage des jeunes est considéré comme un obstacle majeur à la réduction de la pauvreté, les DSRP se doivent d’envisager des stratégies en vue de le résoudre.

Pour cela, sans une mise en valeur et une promotion de la formation, il sera difficile d’arriver à l’émergence économique préconisée par Ali Bongo Ondimba. Un Gabon des services est un Gabon qui vendra de la matière grise, du “jus de cerveau”, comme disent certains. Or, il n’est de cerveau hautement recherché que ayant une très bonne formation sinon une très haute formation scientifique mais surtout spirituelle. Ce qui nous permettrait d’éviter les conflits.

 

Le conflit : définition

Tout cela nous l’aurons compris, ne peut se réaliser que dans un esprit apaiser, sans conflit.  Le conflit est une situation sociale où des acteurs en interdépendance, soit poursuivent des buts différents, défendent des valeurs contradictoires, ont des intérêts divergents ou opposés, soit poursuivent simultanément et compétitivement un même but. Les conflits ne sont ni bons ni mauvais.

 

La prévention des conflits

Prévenir les conflits consiste à former les personnes à des approches de sensibilisation aux différents modes de fonctionnement humain, à les doter de savoir-faire comportementaux de contrôle de soi et de compréhension des autres.

 

La gestion des conflits

La gestion des conflits correspond à la prise de conscience qu’il est impossible de résoudre le conflit et qu’il est préférable de le gérer en tenant compte des différences. Il s’agit de convaincre les parties au conflit de la nécessité d’un processus de coopération au sens de Nash, de créer un environnement de coopération et de susciter une attitude de gain réciproque par la négociation.

L’objectif de la gestion de conflit est : 

·         d'établir et de maintenir la dignité de chaque personne, et de respecter celle-ci ;

·         de trouver les meilleures solutions à un problème tout en préservant les relations entre les personnes impliquées dans le conflit ;

·         de créer et de maintenir des liens positifs.

 

La résolution des conflits

La résolution des conflits vise à développer à travers l’entremise de parties indépendantes des solutions acceptables par les parties au conflit qui permettront d’y mettre fin.

(Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général des Nations Unies, 1992). La consolidation de la paix cherche ainsi à résoudre les conflits et non seulement à les gérer.

 

Ouverture.

Partant du fait que la règle publique et le système ont besoin de gens surs et disponibles, le premier objectif de la jeunesse gabonaise ne devrait pas consister à aller à l’école dans l’optique d’obtenir des diplômes (le diplôme ne faisant pas l’homme puisque c’est l’homme qui fait le diplôme), mais plutôt à la recherche de l’élévation spirituelle et le perfectionnement moral qui est un phénomène microsociologique en adéquation avec le comportement psychopathologique du jeune gabonais puisque c’est de lui qu’il s’agit ici en priorité. Il nous faudrait nous doter certes d’un savoir-faire mais plutôt et surtout d’un savoir-être nécessaire à la compréhension des situations auxquelles nous sommes confrontées.

Je dis souvent que le jeune n’est pas responsable de sa naissance, mais de ses choix. D’où, il faut imprimer sa réflexion sur la marche du temps. Vous l’aurez alors compris, la somme des intelligences collectives est supérieure à l’intelligence individuelle. Les instances supérieures du Gabon prennent à-bras-le corps la question du chômage chez les jeunes. Car, depuis son investiture, le Chef de l’Etat n’a de cesse de concrétiser chacun des 9 axes de son Projet de Société, prioritairement pour le bien être des Gabonais. Le Président Ali Bongo Ondimba a donné une résonance concrète à l’Emergence du Gabon au travers de décisions, d’actions et de réformes qui sont de véritables leviers de développement pour le Gabon et donc de création d’emplois.

« L’heure est à l’action, cette action pensée, programmée, prompte, cohérente et structurante. C’est dans cette optique que se justifient tous les projets initiés à ce jour. » Avait-il déclaré.

La création d’emplois et de richesses, le partage juste et équitable de ces richesses, la transformation et la diversification de l’économie gabonaise, le renforcement de la démocratie et des institutions ; tels sont les engagements pris par le Président Ali Bongo Ondimba à travers son projet « Le Gabon Emergent».

 

CONCLUSION

Il apparaît clairement qu’au-delà de la citoyenneté juridique, des difficultés rencontrées, les jeunes gabonais doivent s’engager dans la voie de comportements citoyens en prenant activement part au développement du pays. Ces jeunes ne doivent pas non plus oublier que la situation actuelle du Gabon, engagé dans un processus de justice transitionnelle, les invite à soutenir les efforts inlassables des nouvelles autorités de l’Etat pour la réconciliation et la consolidation de la paix sociale au Gabon.

C’est ainsi que la jeunesse gabonaise peut jouer le rôle fondamental de levier du développement et de moteur de la reconstruction nationale que le peuple attend d’elle. 

Si l’on veut réduire le taux du chômage des jeunes, il est impératif que ces derniers soient directement visés. Ceux-ci doivent voir leurs possibilités d’entrer dans les instances dirigeantes politico-administratives se créer, ainsi que sur le marché de l’emploi privé/public ou de créer leur propre emploi multipliées. Transmettre un savoir-faire en entrepreneuriat et des compétences techniques et professionnelles, en formant et revalorisant, permettra de renforcer l’employabilité et d’encourager au travail autonome. Etant donné la nature spiroïdale du chômage des jeunes, il est impératif que les DSRP abordent convenablement le problème en s’efforçant de mettre en place les mesures qui s’imposent. Il va sans dire que les programmes au coup par coup ne feront pas l’affaire.

Faisons confiance à la politique de l’émergence

Fin.

 

Stéphano Zico ETOUGHE FAM’ELLA

Délégué Fédéral UJPDG 

Doctorant en Techniques Economiques

Et de Management de l’Environnement

Tianjin University Liu Yuan Wai Guo Liu Xue sheng

Gong Li Tianjin shi Nankai Qu Wei jin Lu,

92 Hao China 300072

Tel: (0086)13802061610-Email: zicostephano@hotmail.fr

Publié dans Activites PDG Chine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article